Immense paquebot de béton échoué en périphérie de Londres, le stade de Twickenham pourrait presque faire siennes les paroles de Michel Sardou dans la chanson Le France : « Ne m’appelez plus jamais Twickenham, le rugby anglais m’a laissé tomber ». Samedi 8 février (17 h 45, heure de Paris), c’est au sein de l’Allianz Stadium que l’équipe d’Angleterre de rugby accueillera le XV de France, comme elle le fera pour les autres rencontres du Tournoi des six nations. Une première depuis 1909.
Que l’on se rassure, le rugby anglais n’a pas véritablement « laissé tomber » la vénérable enceinte. On pourra d’ailleurs le constater samedi. La statue à l’extérieur témoignant de sa riche histoire, ses 82 000 places déferlant presque verticalement sur la pelouse : rien n’a changé – hormis le nom, la Fédération anglaise de rugby (RFU) ayant, comme d’autres organisations sportives avant elle, cédé aux sirènes de ce que l’on appelle le naming.
La décision de vendre le nom de l’enceinte à la multinationale d’assurances Allianz avait été officialisée le 5 août 2024. « Un investissement pour le futur », avait justifié, sur la BBC, Bill Sweeney, le patron de l’instance, évoquant un contrat de plus de 100 millions de livres sterling (120 millions d’euros) sur dix ans.
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