ENTRETIEN – La romancière se glisse dans la vie de Marcel Proust après avoir écrit sur celle du peintre David Hockney.
D’une part, l’auteur de la Recherche du temps perdu. De l’autre, le peintre britannique de 87 ans et figure du pop art acidulé. Toutefois, qu’il s’agisse de Ma vie avec Proust ou de la version illustrée de son roman Vie de David Hockney (2018) publiée à l’occasion de la rétrospective consacrée à l’artiste figuratif par la Fondation Louis Vuitton (jusqu’au 31 août), Catherine Cusset se raconte aussi finement dans l’un et l’autre ouvrage que dans le volet autobiographique de son œuvre.
D’ailleurs, c’est à la suite de L’Autre qu’on adorait (finaliste du prix Goncourt 2016), un roman-vrai consacré à l’un de ses amis disparus, que Catherine Cusset avait été sollicitée par son éditeur pour imaginer un texte libre sur Hockney, établi en Californie au mitan des années 1960. Seule consigne, que ce travail ne relève pas du traité d’histoire de l’art. Ce en quoi les commanditaires avaient été servis.
Sans rencontrer l’auteur du Bigger Splash (1967), ni en connaître très bien l’œuvre, Catherine Cusset…
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