«Un grand silence s’est abattu dans la ville»: cinquante ans après, la chute de Saïgon racontée par des Vietnamiens des deux camps

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REPORTAGE – À la veille des célébrations, le secrétaire général du Parti communiste a tendu la main à ses compatriotes du Sud dans une rare déclaration appelant à la « réconciliation nationale ».

Accoudée à la balustrade, au sommet de l’hôtel Caravelle, Xuan Phuong remonte le temps, surplombant le bruissement vespéral de Saïgon et le klaxon des mobylettes qui filent sur le macadam, neuf étages plus bas. « Je ne peux croire que je suis ici, exactement à la même table qu’il y a cinquante ans. Ce jour-là, c’était la débandade. Les gens fuyaient, d’autres pillaient les magasins. Des uniformes des soldats jonchaient la chaussée », raconte cette correspondante de la télévision nord-vietnamienne, témoin aux avant-postes de la « libération » de la métropole du Sud-Vietnam par les forces communistes, le 30 avril 1975. Ou de sa « chute », pour nombre d’habitants anxieux face à l’invasion des hordes « rouges » de Hô Chi Minh.

Un pâté de maisons au nord du Caravelle se dresse encore le décor de la photo qui fit le tour du monde, symbole de la débâcle américaine : le toit d’un immeuble décati sur lequel une grappe humaine tentait désespérément de s’accrocher à un hélicoptère…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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