DÉCRYPTAGE – Alors que le président américain a effaré le monde en annonçant sa volonté de «prendre le contrôle» de Gaza, il est resté particulièrement flou sur les formes que pourrait prendre la future administration de cette enclave.
L’ambassadeur américain en Israël lors du premier mandat de Donald Trump, David Friedman, a fait un aveu d’échec dans une interview récente : «Nous n’avons jamais pu répondre à la question fondamentale, qui est : existe-t-il quelqu’un qui puisse diriger Gaza sans constituer une menace pour la population de Gaza ainsi que pour Israël ?» Face à cette impasse qui avait miné son premier mandat, Donald Trump a donc émis l’idée qui lui paraissait la plus simple : que les États-Unis prennent le contrôle de l’enclave et déplacent temporairement les Gazaouis, le temps de la reconstruction. La déclaration a stupéfié bon nombre de gouvernants, du Brésil à la Chine, et conquis l’extrême droite israélienne.
Aussi délirante semble-t-elle, la proposition est à prendre au sérieux selon Romuald Sciora, directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS : «Elle met à bas le système multilatéral et enterre de façon quasi irréversible la solution des deux…
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