DÉCRYPTAGE – Les pays membres se sont entendus pour augmenter leurs dépenses de défense, comme l’exigeait le président américain.
Il faudra s’en contenter. La clarification espérée par les Alliés sur l’engagement des États-Unis en faveur de la sécurité du continent européen tient en des bouts de phrase lâchés comme des soupirs par Donald Trump. À son arrivée au sommet de l’Otan, qui s’est tenu mercredi matin à La Haye, aux Pays-Bas, le président américain accepte de prononcer quelques mots, aux côtés du secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte. Celui-ci répète à n’en plus finir que les Américains ne remettent pas en cause leur lecture de l’article 5 du traité, qui prévoit qu’une attaque contre un allié est une attaque contre tous. « Pour moi, c’est clair », promet-il, lui qui est chargé d’amadouer, à grand renfort de compliments, le président américain. Mais les Occidentaux préféreraient entendre le milliardaire le dire lui-même…
Assis avec sa délégation dans une petite salle tapissée de bleu, la couleur de l’Alliance, Donald Trump s’exécute. « Nous sommes avec eux jusqu’au bout », concède-t-il. « Si…
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