Coupe de France : le PSG s’est fait peur face à Dunkerque mais ira bien en finale

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Pourtant menés 2 à 0, les joueurs de Luis Enrique ont finalement renversé Dunkerque (2-4), pensionnaire de Ligue 2, pour se hisser en finale.

En ce 1er avril, les supporters du Paris Saint-Germain ont longtemps cru à une blague. De très mauvais goût. Le club de la capitale a finalement validé sa qualification pour la finale de la Coupe de France, en s’employant bien plus que prévu face à Dunkerque (2-4). Sans Kvaratskhelia, malade et forfait, Luis Enrique avait pourtant sorti l’artillerie lourde dès le coup d’envoi. C’est néanmoins à l’usure que les Parisiens ont fait respecter la hiérarchie, face à l’actuel cinquième de Ligue 2.

L’entame de rêve de Dunkerque

La magie de la Coupe de France a bien failli opérer au Stade Pierre-Mauroy de Villeneuve d’Ascq. Annoncé comme une victime expiatoire, face à la surpuissance d’un PSG inarrêtable en 2025, Dunkerque a fait mieux que résister. Beaucoup mieux. Les Nordistes pourront au moins se targuer d’avoir fait vaciller les futurs de champions de France, durant une entame de match au scénario des plus inattendus. Répliés, ils ont laissé les visiteurs faire tourner le ballon et ont su profiter de l’étonnante passivité parisienne pour mener 2-0 avant la demi-heure de jeu. Sasso a créé la sensation en ouvrant le score d’entrée, d’une belle reprise sur coup franc (1-0, 7e). Puis Al Saad, plus prompt qu’un Nuno Mendes complètement spectateur, a fait chavirer les 45 000 supporters de l’USLD (2-0, 27e).

Dembélé, le facteur X

Menés de deux buts, et rarement dangereux en première période malgré leur nette domination, les Parisiens ne se sont jamais affolés. Sûrs de leur force. Et de nouveau portés par un Ousmane Dembélé des grands soirs. Aligné dans l’axe de l’attaque, l’international français a remis son équipe en selle au meilleur moment. D’un enchaînement foudroyant dans la surface, il a réduit l’écart avant le temps additionnel du premier acte (2-1, 45e). Avant d’offrir le but égalisateur à Marquinhos dès le retour des vestiaires (2-2, 48e). En deux actions, le joueur formé à Rennes a confirmé son état de grâce du moment. Et calmé les ardeurs d’une formation dunkerquoise usée physiquement. Son deuxième but du soir, inscrit dans les ultimes instants de cette demi-finale (2-4, 90e+3), symbolise à merveille l’efficacité nouvelle et redoutable dont il fait preuve ces dernières semaines. 

Malmené, Paris a su s’appuyer sur ses hommes forts dans le Nord. Dans le sillage de Dembélé, Désiré Doué a lui aussi participé à la réaction renversante du club de la capitale. D’abord utilisé sur l’aile droite, puis repositionné dans l’entrejeu après la pause, le nouveau capé en Equipe de France a aimanté de nombreux ballons, prouvant à nouveau son importance dans le collectif. C’est lui-même qui a offert l’avantage au PSG peu après l’heure de jeu, d’une frappe déviée (2-3, 62e).

Paris, quelle fin de saison !

Tombeurs de vaillants Dunkerquois, le PSG s’apprête à vivre une fin de saison aussi riche que palpitante. À commencer par la réception d’Angers samedi, qui devrait lui permettre d’assurer mathématiquement un nouveau titre de champion de France. Le tout avant d’affronter Aston Villa en quarts de finale de la Ligue des champions. Toujours aussi ambitieux, sur la scène nationale comme continentale, les Parisiens auront l’occasion de glaner leur seizième Coupe de France le 24 mai prochain. Ce sera face à Cannes ou Reims.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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