Des personnalités politiques, éditeurs, écrivains et journalistes ont réclamé ce lundi soir la libération de Boualem Sansal et célébré l’auteur qui s’est choisi «la langue française pour ultime patrie», loin des polémiques qui ont affaibli le soutien de la France au romancier. Le Figaro y était.
On se presse ce lundi soir au Théâtre libre de Jean-Marc Dumontet comme aux soirs des grandes premières. Dans le brouillard épais des fumées de cigarettes qu’on termine en se pressant sur le trottoir apparaissent tout ce que le Paris des lettres et des idées compte de silhouettes prestigieuses : voici, près de la porte, comme voûtée sur elle-même, celle de l’éditeur Antoine Gallimard, voilà qui entre d’un pas preste celle de l’écrivain et prix Goncourt Kamel Daoud, et tant d’autres qu’on se perdrait à toutes les nommer : éditeurs donc, écrivains c’est entendu, mais encore politiques et journalistes, universitaires et ambassadeurs, étudiants, lecteurs, amis de Boualem Sansal comme on l’est d’un conteur dont la voix nous habite de page en page, et tous ceux bien sûr qui n’ont jamais lu une ligne de lui – mais qui n’en sont pas moins amis de liberté.
La salle n’est pas étroite et pourtant on se marche sur les pieds même dans les balcons. Triste lieu qu’un théâtre quand le…
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