En Algérie, la pression judiciaire s’accentue contre Kamel Daoud après son Goncourt

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L’avocate de la survivante du massacre de 1990, qui accuse l’écrivain franco-algérien d’avoir dévoilé son histoire dans Houris, multiplie les accusations contre lui.

Derrière une forêt de micros, Fatima Benbraham brandit Houris. Les flashs crépitent autour du dernier roman de Kamel Daoud, prix Goncourt 2024. Les médias algériens, surchauffés par une semaine de polémique, sont venus en force, ce jeudi 21 novembre, couvrir la conférence de presse de l’avocate de Saâda Arbane.

Cette dernière, survivante d’un massacre pendant la guerre menée par l’État algérien contre les islamistes armés dans les années 1990, a accusé, il y a six jours sur une chaîne de télé privée, Kamel Daoud et sa femme d’avoir dévoilé son histoire – dans Houris – sans son consentement. Depuis, la machine s’est emballée.

Deux plaintes contre Kamel Daoud et son épouse Aicha Dehdouh, la psychiatre qui a soigné Saâda Arbane, ont été déposées à Oran (ouest), «la première au nom de l’Organisation nationale des victimes du terrorisme, la seconde, au nom de la victime», a précisé Fatiha Benbraham, l’avocate de la plaignante.

Ce jeudi en conférence de presse, Saâda Arbane est…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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