ENTRETIEN – Le politologue roumain Alexandru Gussi réagit à l’annulation par la Cour constitutionnelle de l’élection présidentielle, dont le second tour était prévu dimanche. Au premier, un candidat hors-système est arrivé en tête, mais des suspicions d’ingérence russe pèsent sur le pays.
La Cour constitutionnelle roumaine a annulé ce vendredi 6 décembre l’élection présidentielle à deux jours du second tour, dernier rebondissement dans un processus chaotique troublé par des suspicions d’interférence russe en faveur du candidat d’extrême droite. La juridiction a décidé d’«annuler la totalité» du scrutin afin de «s’assurer de sa validité comme de sa légalité» et demande à ce que «l’intégralité du processus électoral» recommence, selon un communiqué qui a plongé le pays d’Europe orientale sous le choc.
«Le gouvernement fixera une nouvelle date» ultérieurement, a précisé la Cour, qui avait pourtant validé les résultats plus tôt dans la semaine après un recomptage des voix du premier tour qui avait conclu à l’absence de fraudes. Călin Georgescu, candidat anti-système classé à l’extrême droite et accusé d’être prorusse, est arrivé en tête avec près de 23% des voix, devant une autre candidate hors système, Elena Lasconi, quant à elle pro-européenne, qui obtient un…
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