DÉCRYPTAGE – Son arrivée à la présidence de la République et celle de Nawaf Salam au poste de premier ministre, ouvre un nouveau chapitre pour le pays du Cèdre. Les défis qui attendent cette équipe dirigeante sont monumentaux.
Reconstruire une économie exsangue
L’intégrité reconnue de ses nouveaux dirigeants réintroduit le Liban dans la sphère occidentale. Pour la première fois depuis la fin de la guerre en 1989, ce pays pourrait s’affranchir de la féodalité dans laquelle l’ont tenu ses voisins et des réseaux corrupteurs actifs dans la région. Depuis mars 2020, date où l’économie du pays a dévissé, les Libanais s’organisent avec les moyens du bord, comptant sur l’argent liquide de la diaspora. Le nouveau ministre de l’Économie devra en priorité s’attaquer à la restructuration du système bancaire, en situation de faillite non déclarée depuis cinq ans.
Dans un pays qui a toujours privilégié la croissance par l’immobilier, le tourisme et les services, il s’agira de remettre en route l’économie du savoir, l’agriculture, l’industrie, secteurs trop longtemps négligés. L’Europe, la Chine, la Turquie, les Émirats arabes unis sont les principaux partenaires actuels d’un Liban qui a également noué des relations économiques complexes avec…
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