S’il est, pour certains, un simple accessoire de style ou de séduction, le parfum peut aussi s’envisager commeun prolongement de soi, d’une attitude.
Comme l’allure, le sillage est un mystère propre à chacun, un naturel impossible à fabriquer, une trace de vous quand vous avez quitté la personne ou le lieu, une présence dans l’absence. Pour la romancière Colette, lorsque l’association idéale entre un parfum et une personnalité était trouvée, il fallait d’ailleurs s’y tenir comme une “grave abnégation”. Ce parfum vous traçait, vous donnait votre forme olfactive, signait votre présence», détaille l’historienne Élisabeth de Feydeau dans son Dictionnaire amoureux du parfum (Plon). Dans cet esprit, Francis Kurkdjian a ainsi nommé l’une de ses fragrances Apom, acronyme de A Part of Me (185 € les 70 ml). «Le parfum, ça vit sur la peau, ça vit sur des gens qui bougent, qui s’embrassent, qui se détestent, qui s’aiment, qui se rencontrent… Le parfum c’est aussi la part de soi qui reste dans la déambulation, observe-t-il. C’est un souvenir en devenir.»
» VIDÉO – Francis Kurkdjian: à la découverte de l’univers du parfumeur
Une sorte d’empreinte qui…
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