Les surtaxes douanières affaiblissent le duopole mondial formé par Airbus et Boeing. Pékin déploie une « diplomatie aéronautique » pour vendre son C919 à ses voisins, déçus par l’attitude des États-Unis.
« Il est important, pour l’industrie occidentale, de revenir aux accords de 1980, qui ont instauré zéro taxe douanière sur l’aéronautique, ce qui a bénéficié à tous. » La petite phrase lâchée par Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, fin avril, sonne comme un avertissement. « Le patron d’Airbus a raison d’alerter, car la Chine pourrait tirer profit de la guerre commerciale et, cela, d’autant plus qu’elle pourrait laisser des séquelles, estime Marc Durance, associé au cabinet Indefi. Si les surtaxes durent longtemps, elles créeront un clivage entre les États-Unis et certains pays estimant que leurs relations établies de longue date avec Washington ne valent pas grand-chose. Ces pays seront sans doute moins motivés à acheter des Boeing . »
La Chine l’a bien compris. Mi-avril, Xi Jinping a fait une tournée au Vietnam, en Malaisie et au Cambodge, où il a appelé à combattre « la politique du rapport de force ». Le président chinois a signé avec son homologue vietnamien une quarantaine…
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