VU D’AILLEURS – Quinze ans après la disparition du grand écrivain portugais, sa veuve arrive en Italie pour présenter un livre en hommage à sa mémoire. Là, elle se laisse porter par ses souvenirs.
Par Ilaria Zaffino (La Repubblica)
« Nous l’appelions notre casa de confianza, notre boîte à confidences : une boîte fermée par un cadenas où, en passant, nous glissions nos petits mots. Nous seuls pouvions les lire. C’était notre jeu d’adultes : José écrivait au premier étage, moi en bas, et cette boîte où nous échangions nos messages se trouvait dans l’escalier ». Pilar del Río finit par esquisser un sourire. D’ordinaire discrète lorsqu’il s’agit d’évoquer des souvenirs intimes, elle se laisse ici aller à ceux du quotidien partagé avec son mari, le grand écrivain portugais et prix Nobel José Saramago, décédé il y a quinze ans, en juin 2010.
Ses cheveux ne sont plus aussi noirs que sur les dernières photos prises aux côtés de son mari, mais son esprit, lui, n’a pas changé. Elle s’adresse à nous via Zoom, depuis la Fondation José Saramago qu’elle dirige à Lisbonne. Nous la joignons peu avant son départ pour l’Italie, où elle présente à Pérouse, au festival Encuentro, un livre…
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