CES PROFILS QUI VALENT DE L’OR (3/5) – À la frontière entre art et artisanat, ce virtuose de la plume est devenu une référence internationale dans les milieux de la mode, du cabaret et du design.
Le point commun entre le Moulin-Rouge, le film Sur la piste du Marsupilami d’Alain Chabat et les maisons de haute couture Hermès, Dior et Louis Vuitton ? Tous ont fait appel à Maxime Leroy pour réaliser des costumes, des vêtements ou des accessoires à base de plumes d’oiseaux. Il y a bientôt quinze ans, ce trentenaire originaire d’Amiens a eu un coup de cœur pour la plume, une «matière vivante, extraordinaire», et exerce depuis le métier de plumassier. Aussi technique que créatif, il est devenu une référence en France et à l’international d’un milieu encore méconnu, à la frontière de l’artisanat et de l’art. Au point qu’une exposition lui a récemment été consacrée à Toulouse, au musée des Arts Précieux Paul Dupuy.
«À 35 ans, c’est un peu pompeux de dire que j’ai une rétrospective», glisse-t-il, un sourire en coin. Tout au long de notre entretien, il ne se départ jamais de cette franche modestie, qui lui fait dire qu’il «n’y a jamais eu de marque Maxime Leroy», tout au plus «une main…
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