Les Ballets de Monte-Carlo rendent hommage à l’Ukraine

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VIDÉO – Les Ballets de Monte-Carlo qui fêteront l’an prochain leurs 40 ans d’existence ont rendu un hommage à l’Ukraine avec une œuvre d’Alexei Ratmansky une soirée qui comprenait aussi la reprise des Quatre Tempéraments de Balanchine et une création de Marco Goecke.

Pour illuminer cette nouvelle soirée des Ballets de Monte-Carlo, Jean-Christophe Maillot, le directeur, a misé sur la reprise des Quatre Tempéraments de Balanchine, un ballet maintes fois présenté à travers le monde, avec des fortunes diverses il faut le dire, tant son exécution exige une technicité phénoménale de la part de tous les danseurs. Le Ballet de Monte-Carlo s’en sort haut la main, prouvant une fois de plus son niveau technique et sa capacité à interpréter des œuvres plus classiques.

Qu’on n’imagine pourtant pas que la troupe manque d’audace. Cette même soirée, on a applaudi la création de Marco Goecke commandée pour l’occasion. Le chorégraphe allemand a livré une œuvre articulée sur une musique de Schoenberg. Si sa gestuelle est très sophistiquée, la dramaturgie de cette Nuit transfigurée s’avère très efficace, servie par une pénombre formidablement utilisée, et particulièrement propice aux interactions humaines et amoureuses.

Mais le souvenir qu’on gardera avant tout de cette soirée, est la reprise du Wartime Elegy d’Alexei Ratmansky, un incroyable hommage à l’Ukraine. On y entend l’écho puissant du ballet créé en 1932 à Paris, La Table verte de Kurt Jooss qui, face à la montée de Hitler, projetait sur la scène le spectre de la guerre. Alexei Ratmansky répétait l’Art de la fugue au Bolchoï le 24 février 2022, lorsque la Russie envahissait l’Ukraine. Il a immédiatement annulé sa création et quitté le territoire russe. Quelques semaines plus tard, il montait, avec les danseurs de l’Opéra National de Kiev (Kyiv) cet opus en quatre mouvements. À la fois contemporain et folklorique. C’est de la très belle et grande danse qui réussit l’exploit de concilier émotion profonde et prouesses techniques.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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