CRITIQUE – Le musée consacre une exposition à cette photographe originale reconnue au début du XXe siècle puis tombée dans l’oubli.
En 2015, le Musée d’Orsay présentait une exposition au titre volontairement provocateur : « Qui a peur des femmes photographes ? » Le parcours tentait de montrer combien les femmes avaient été effacées de l’histoire de cet art né au XIXe siècle. Parmi elles, Céline Laguarde, née Gracieuse Louise Céline Laguarde à Biarritz en 1873, sortait de l’ombre avec quatre œuvres exposées. Cette amorce de reconnaissance aboutit neuf ans plus tard à son retour en majesté avec une exposition monographique dans ce même musée. Entre-temps, l’établissement a acquis le fonds de l’artiste, soit 200 photos explorant toutes les facettes de son art entre portraits plein de grâce et paysages nimbés de mystère.
« La spirituelle artiste française qui rivalise avec les plus beaux noms masculins de la France photographique » : en 1909, cette formule d’une revue italienne ancre la place de Céline Laguarde dans le paysage photographique européen. Elle lui vaudra…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
