Ce vendredi, en ouverture de la 27e journée de Ligue 1, Strasbourg a fait vaciller l’Olympique Lyonnais, 4-2, pour s’emparer de la cinquième place.
TOPS
Le réveil brutal de Strasbourg
On aimerait savoir ce qu’il s’est dit à la mi-temps dans le vestiaire du RCSA. Après un premier acte décevant où ils furent dominés dans tous les secteurs de jeu, les Alsaciens sont revenus métamorphosés sur leur pelouse de La Meinau. Efficaces dans les duels, toujours à la récupération du ballon et auteurs d’un pressing de tous les instants, Emegha et les siens ont terrassé l’Olympique Lyonnais au terme d’une seconde période référence, qui promet monts et merveilles en vue de la fin de saison. Quatre buts, des individualités capables de hausser leur niveau après avoir fait le dos rond, un jeu léché et une défense solide. En clair, plus rien ne résiste à Strasbourg, qui enchaîne un septième match sans défaite et s’installe dans le top 5 provisoire, pour le plus grand bonheur des supporters alsaciens, restés en nombre à la fin du match pour communier avec les leurs.
Bakwa dynamiteur merveilleux
Il avait du feu dans les jambes. Dilane Bakwa n’a pas arrêté de se proposer sur son côté droit au cours de l’entièreté de la rencontre. En première période, il a été l’un des seuls à faire trembler les Gones, à l’image de ce bon centre pour Emegha aux alentours de la 30e minute de jeu, que l’attaquant néerlandais n’a pas su reprendre. Mais c’est en deuxième période que le Français a ébloui la partie. D’abord sur l’ouverture du score, avec une sublime passe décisive sur un corner brossé pour le capitaine Andrey Santos, qui n’avait plus qu’à placer sa tête en opposition. Quelques minutes plus tard, Bakwa déboulait à l’entrée de la surface après avoir battu deux défenseurs et frappait dans le petit filet gauche de Perri pour faire le break en faveur de Strasbourg. Solide défensivement avec deux fautes subies, merveilleux offensivement avec deux occasions créées, le milieu tricolore signe une partie exceptionnelle.
Emegha sûr
Outre Bakwa, on pourrait citer Valentine Barco, Diego Moreira ou encore Dorde Petrovic, tous auteurs de grandes performances côté strasbourgeois. Mais c’est forcément Emegha qui attire notre attention. L’attaquant néerlandais a encore fait trembler les filets, au moment où les siens souffraient un peu plus, après la réduction de l’écart de Tolisso (63e), pour inscrire son 9e but en 2025. Homme de la saison alsacienne, Emmanuel Megha n’en finit plus de marquer et permet au RCSA de viser toujours plus haut. Dans le jeu, il a encore pesé sur la défense lyonnaise, a réalisé un 100% de passes et également créé deux occasions. Nouveau récital.
FLOPS
Lyon a trop gâché
Ils pourront s’en mordre les doigts. Auteurs d’une première période de très bonne qualité, les hommes de Paulo Fonseca n’ont jamais réussi à faire sauter le verrou alsacien. Veretout et Nuamah par deux fois, Tessmann à l’entrée de la surface et surtout Mikautadze sur la barre, pour résumer, rien n’a réussi aux Gones dans les quarante-cinq premières minutes. Ces derniers ont sans aucun doute laissé passer leur chance en première période, malgré leurs très grosses intentions. Une ouverture du score aurait certainement changé la physionomie du match, tant Ryan Cherki et les siens semblaient dominer les débats avec une maîtrise du milieu de terrain et un jeu relâché. Dans le second acte, l’Olympique Lyonnais s’est totalement éteint, bousculé par la fougue alsacienne. Quatre buts encaissés et des individualités absentes pour une lourde défaite qui pourrait laisser des traces. Depuis les tribunes, Fonseca, toujours suspendu, n’a pu que constater les dégâts, le regard dans le vide.
Cherki, symbole de l’impuissance lyonnaise
Rassurons les amoureux du ballon rond, loin de nous l’envie de taper sur l’artiste qu’est Ryan Cherki. Encore très bon en première période, le milieu de terrain tricolore a cependant largement baissé en régime dans le second acte, avant de totalement s’éteindre dans les vingt dernières minutes. Emporté par la furia alsacienne et dominé dans son duel avec l’Espagnol Valentine Barco, l’Olympien n’a pas su élever son niveau de jeu pour renverser la vapeur. Mais il n’a évidemment pas été le seul. Tolisso et Veretout ont été surclassés au milieu de terrain dans le second acte, tout comme Mata et Niakhaté en défense, impuissants face aux vagues bleues qui ont déferlé dans leur camp.
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