ENQUÊTE – La dernière cérémonie des César a illustré une nouvelle fois qu’il existait deux publics. Il y a celui qui va en salles pour se divertir et celui ayant une conception plus intellectuelle du septième art. Existerait-il un cinéma des villes et un cinéma des champs ?
Il aura finalement remporté tous les suffrages. Le 28 février dernier, Franck Dubosc est sorti vainqueur de la 50e cérémonie des César grâce à un sketch hilarant où, tenant fièrement une réplique miniature du trophée, il remerciait l’académie pour ce « César de ceux qui ne l’ont pas eu ». Malgré 52 films, 40 ans de carrière et 54 millions de spectateurs, pas l’ombre d’un César ou même d’une nomination dans son CV.
Si l’intervention de l’humoriste a fait résonner tous les rires – notamment celui de Julia Roberts – à l’Olympia, elle a mis en lumière la frontière impénétrable qui subsiste entre deux cinémas, l’un dit exigeant, l’autre populaire. Même le César du public, récompensant le plus gros succès commercial de l’année, n’aura pas résisté à la guerre de ces deux mondes : deux ans et une polémique après sa création, il a été supprimé. Dany Boon l’a décroché pour Raide dingue, Olivier Baroux pour Les Tuche 3, mais il a échappé à Philippe de Chauveron, réalisateur de Qu’est-ce qu’on…
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