CONTRE-POINT – Pour le premier ministre, l’immigration n’est ni une chance, ni un fléau. Elle est affaire de «proportion».
Comme souvent, s’indigner des mots plutôt que regarder la réalité. Comme toujours, brandir paresseusement l’épouvantail de « l’extrême droite » plutôt que répondre sérieusement aux causes du vote RN. Et comme par hasard, faire de cette querelle sémantique sur l’immigration le prétexte à la menace d’une censure sur… le budget.
La gauche, et quelques figures du « bloc central » comme la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, reprochent donc à François Bayrou d’avoir parlé de « submersion » migratoire. Écoute trop superficielle ou volonté délibérée d’en découdre avec lui ? Sur LCI, lundi soir, le premier ministre a parlé de « sentiment de submersion ». Cela change tout. Il ne prenait pas à son compte ce constat, il se faisait l’écho de ce qu’exprime toute une partie de la population. Lorsque Lionel Jospin, alors à Matignon, avait pointé un « sentiment d’insécurité », la droite lui avait reproché d’être dans le déni de la réalité. C’est ce même reproche qui pourrait être…
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