Une enquête sur la disparition de la correspondante est menée par le Département brésilien des homicides et de la protection personnelle (DHPP).
Un silence radio qui inquiète. Pigiste pour The Times of London ou encore The Telegraph, Charlotte Alice Peet, 32 ans, est portée disparue depuis 12 jours au Brésil, indiquent les autorités du pays dans les colonnes du Guardian, ce mercredi . La veille , l’Association des correspondants de presse étrangère du Brésil (ACIE) avait fait part de sa préoccupation au sujet de la disparition de la journaliste Britannique.
La femme ne donne plus de nouvelles depuis le 8 février. Ce jour-là, Charlotte Peet avait contacté une amie pour trouver un endroit où séjourner à Rio de Janeiro. Elle lui aurait répondu qu’«elle ne pouvait malheureusement pas l’accueillir», indique l’ACIE. Ce lundi, elle est allée signaler la disparition de son amie journaliste à la police de Rio de Janiero après que la famille de cette dernière l’a contacté en lui indiquant qu’elle n’avait plus de nouvelle depuis une dizaine de jours.
Une spécialiste des «droits de l’homme et des questions sociales»
Journaliste depuis une petite dizaine d’années, selon sa page LinkedIn, Charlotte Alice Peet a souvent travaillé en tant que correspondante à l’étranger. Parlant couramment le portugais, elle est partie vivre à São Paulo au Brésil où elle travaillait comme journaliste indépendante pour le Rio Times notamment. Le média Al Jazeera pour lequel Charlotte Peet a travaillé, présente la journaliste comme une spécialiste des «droits de l’homme et des questions sociales, de la musique, de la culture et des voyages au Brésil et en Amérique latine».
Dans une interview donnée à Sky News, le père de Charlotte, Derek Peet, a déclaré que sa fille avait pris l’avion de Gatwick à Londres à São Paulo sans en informer sa famille. «Je suis très inquiet, je ne sais tout simplement pas ce qui se passe» a-t-il déclaré. Pour lui, il est anormal qu’elle soit partie sans prévenir sa famille et il pense qu’elle «avait manifestement quelque chose en tête».
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L’ACIE appelle les autorités à «intensifier les recherches»
L’Association brésilienne de la presse étrangère a exigé ce mardi que la police intensifie ses efforts de recherche et a exprimé sa «préoccupation», rapporte The Daily Mirror. Le président de l’association, Edmar Figueiredo, a déclaré : «l’ACIE souhaite exprimer publiquement son inquiétude face à la disparition de Charlotte Alice Peet, et montrer sa solidarité avec sa famille et ses amis (…) elle connaissait certains des correspondants étrangers membres de l’ACIE. L’association et ses dirigeants appellent les autorités compétentes à intensifier leur travail»
Une demande entendue selon le média britannique qui indique qu’un porte-parole du Secrétariat à la sécurité publique (SSP) de São Paulo a déclaré ce mercredi qu’une enquête sur la disparition de Charlotte Peet était menée par le Département brésilien des homicides et de la protection personnelle (DHPP).
L’affaire inquiète également la Grande-Bretagne, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères britannique ayant déclaré : «Nous soutenons la famille d’une femme britannique qui a été portée disparue au Brésil et sommes en contact avec les autorités locales.» Sans nouvelles depuis douze jours maintenant, la famille essaye tant bien que mal de «recoller les morceaux» pour retrouver Charlotte.
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