Summer McIntosh visait le record d’un nageur du Maryland, elle a finalement buté sur une nageuse originaire du même Etat américain. A Singapour, la Canadienne de 18 ans souhaitait égaler Michael Phelps, le seul à avoir décroché cinq titres planétaires lors d’une même édition des Mondiaux de natation – en 2007, à Melbourne (Australie). Elle restera finalement « bloquée » à quatre, après son nouveau sacre sur 400 m 4 nages, dimanche 3 août, seulement frustrée la veille par Katie Ledecky, qui l’a dominée sur 800 m nage libre.
La jeune nageuse de Toronto est un ouragan qui déferle sur la natation mondiale et la cité-Etat asiatique en aura été témoin, en dépit de cette petite contrariété vécue l’avant-dernier jour de la compétition. Son regard noir après sa 3ᵉ place du 800 m nage libre ne disait rien de toutes les joies vécues dans la semaine et de ses trois autres médailles d’or (400 m nage libre, 200 m papillon, 200 m 4 nages). Particulièrement exigeante avec elle-même, Summer McIntosh n’est pas du genre à cacher ses émotions.
Témoin des ambitions de la nageuse, son sacre sur 200 m papillon, jeudi, avait donné lieu à une scène cocasse. Nul besoin d’être un grand spécialiste de la lecture labiale pour discerner trois « Fuck » (« merde ») lâchés par Summer McIntosh, en voyant le record du monde de la distance, qui tient depuis 2009, lui échapper pour 18 centièmes. Dans les tribunes, son père, sa mère et sa sœur se prenaient la tête dans les mains dans un même mouvement, mais sans se départir d’un sourire, la frustration du record frôlé adoucie par le sacre mondial. Au bord du bassin, l’entraîneur Frédéric Vergnoux, lui, laissait entrevoir un regard empreint de fierté.
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