Fin de vie : en scindant le projet de loi, François Bayrou démine un sujet sensible

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RÉCIT – En consacrant un texte aux soins palliatifs, distinct de l’«aide à mourir», le premier ministre répond à une revendication des soignants et des opposants à l’euthanasie, mais il déçoit une partie de son camp.

Sur la « fin de vie », François Bayrou veut changer de méthode. Terminé le projet de loi unique ultrasensible, dont l’examen a été interrompu le 9 juin par la dissolution de l’Assemblée nationale. Place à deux textes distincts, correspondant à ses deux volets : l’un consacré à la légalisation de l’aide active à mourir – c’est-à-dire le « suicide assisté » et l’euthanasie, sous conditions strictes -, l’autre centré sur les efforts en matière de soins palliatifs.

Loin d’être seulement formel, ce découpage divise la classe politique sur le fond. D’un côté, ceux qui s’opposent à l’autorisation de l’euthanasie, qu’ils voient comme un « droit d’être tué », se réjouissent d’imaginer un consensus sur l’accompagnement des malades, que le texte global rendait difficile. De l’autre, les partisans de l’aide active à mourir font valoir un « continuum » entre soins palliatifs et « fin de vie », tout en s’inquiétant d’un renoncement à la…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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