Reportage France – Les supporters du PSG sereins avant la finale de la Ligue des champions

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À deux jours de la finale de la Ligue des champions qui verra s’opposer le PSG et Arsenal à la Puskas Aréna de Budapest, en Hongrie, le club parisien pourrait conserver son trophée remporté l’an dernier et confirmer qu’il a bien changé de dimension, après plusieurs années d’atermoiements et de désillusions. 

Être supporter parisien en 2026, c’est l’assurance d’être optimiste avant chaque match, même avant une finale de Ligue des champions. « On va aller chercher la deuxième étoile à Budapest », s’exclame ce supporter.

Paris est magique, Paris est plus fort et fait peur à toute l’Europe depuis deux saisons. Pour Lucas Hernandez, défenseur arrivé au club en 2023, c’est la récompense d’avoir un groupe soudé. « Cette union, cette cohésion d’équipe, c’est ce qui nous a permis d’arriver encore une fois en finale, estime le footballeur. Ça paraît facile, mais ce n’est pas facile du tout. Le plus important reste à faire, c’est d’aller là-bas et de gagner cette finale. »

S’il s’impose à Budapest samedi, Paris confirmera son nouveau statut de grand d’Europe. Mais il a fallu beaucoup de chemin au club et aux dirigeants qatariens, qui ont souvent confondu vitesse et précipitation, entre un projet bling-bling pensé par Nasser al-Khelaïfi et le retour à plus de pragmatisme il y a trois ans. « C’est le jour et la nuit et je pense que ça a été un travail de fond. Il y a de la constance déjà au niveau du groupe et du recrutement, explique Youssouf Mulumbu, formé au PSG et consultant pour Radio Foot Internationale. Je pense que Nasser aussi a compris que ce n’était pas seulement d’empiler les stars, comme on a pu le voir avec Neymar, Messi et Mbappé, il fallait construire avec beaucoup de patience. »

À écouter dans Radio foot internationalePSG : le règne absolu

« Un coach juste exceptionnel »

L’ancien défenseur Mamadou Sakho a vécu des saisons plus compliquées et la prise de pouvoir des actionnaires qatariens en 2011. Désormais ambassadeur du PSG, il a vu son club de cœur se transformer. « Ils ne se retrouvent pas en finale juste en croisant les bras et en se disant : “C’est bon, on a du talent, ça va arriver.” Non, c’est une remise en question perpétuelle, défend-il. Grâce à leurs efforts, grâce à leur travail et grâce à un chef d’orchestre qui est un coach juste exceptionnel. »

C’est sans doute son recrutement qui a permis à Paris de définitivement s’installer parmi les grands d’Europe. Arrivé en 2023, l’entraîneur espagnol Luis Enrique est aujourd’hui une idole pour tous les supporters. « Je pense que c’est le meilleur coach d’Europe. Il a apporté sa philosophie et franchement, il a une philosophie top », se réjouit l’un d’entre eux. Pour un autre : « Chapeau ! Incroyable ! Un monstre. En fait, il est trop concentré. Un stratège comme Enrique, c’est trop facile pour lui ! »

À 56 ans, l’ancien coach du Barça est un drôle de personnage. Dogmatique, obsédé par les détails, tacticien hors pair, il a su façonner un groupe en adaptant son discours. « Pour être honnête, le football m’a donné beaucoup plus de ce que je lui ai donné, témoigne-t-il. Ce que je peux dire, c’est que chaque année, je contrôle de moins en moins. Pourquoi ? Parce que tout doit changer tout le temps. Il faut un petit peu moins de contrôle pour chercher à surprendre les adversaires. »

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« Luis Enrique a imposé sa mentalité »

Une fois débarrassé de stars qu’il sentait moins intégrées dans le projet qu’il voulait installer, comme Kylian Mbappé parti après un an de collaboration, Luis Enrique a pu définitivement appliquer sa méthode. « Luis Enrique a imposé son style de jeu et surtout sa mentalité, analyse Youssouf Mulumbu. Et on peut le voir sur les efforts des joueurs. Tout le monde attaque et tout le monde défend et il y a plus de sérénité. Donc, on sent vraiment que les joueurs aussi se battent pour ce coach-là. »

Alors évidemment, l’entraîneur espagnol peut tout de même compter sur un effectif impressionnant. Le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, le Géorgien Kvaratskhelia ou encore le jeune Français Désiré Doué, double buteur en finale de la Ligue des champions l’an dernier, qui se régale à jouer pour le PSG. « Le plaisir qu’on prend sur le terrain, même pour nous, les attaquants, le plaisir qu’on prend à défendre, c’est quelque chose de paradoxal, explique-t-il. Mais voilà, quand on défend, quand on presse, quand on récupère les ballons, c’est quelque chose qui nous anime aussi. »

Et pour l’instant, ça fonctionne. L’an dernier, Paris avait écœuré l’Europe avant de récidiver cette saison. Ni Chelsea, ni Liverpool, ni l’impressionnant Bayern Munich n’ont pu l’empêcher d’arriver en finale. Son dernier obstacle, c’est donc Arsenal. S’il parvient à conserver cette Ligue des champions, il entrera dans un cercle très fermé. Ce sera une première depuis le Real Madrid de Cristiano Ronaldo et Zinédine Zidane, il y a presque dix ans.

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Source du contenu: www.rfi.fr

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