En compétitions olympiques et internationales comme sur les falaises les plus mythiques, de plus en plus de grimpeuses réalisent des exploits comparables à ceux de leurs homologues masculins. A la différence d’autres disciplines sportives, l’escalade présente un écart de performance entre hommes et femmes exceptionnellement réduit. Comment expliquer ce rapprochement hors norme ?
Au centre de cette révolution, un nom s’impose : Janja Garnbret. La Slovène de 26 ans a déjà tout raflé – deux titres olympiques, neuf sacres mondiaux – et bouleverse les repères. A tel point que ses performances soulèvent une question rare dans le sport : pourrait-elle rivaliser directement avec les hommes ?
Alors que le plus grand rendez-vous mondial depuis les Jeux olympiques se tient du 21 au 28 septembre à Séoul, Le Monde a rencontré Janja Garnbret en Slovénie, quelques semaines plus tôt, et interrogé le chercheur Collin Carroll, qui analyse les ressorts de cette exception sportive.
Parmi nos sources :
- Female excellence in rock climbing likely has an evolutionary origin, Collin Carroll (CRPHYS, 2021)
- The Biological Basis of Sex Differences in Athletic Performance: Consensus Statement for the American College of Sports Medicine, SK Hunter et al. (Med Sci Sports Exerc, 2023)
- Circulating Testosterone as the Hormonal Basis of Sex Differences in Athletic Performance, DJ Handelsman et al. (Endocr Rev, 2018)
- Males have larger skeletal size and bone mass than females, despite comparable body size, JW Nieves et al. (J Bone Miner Res, 2005)
- Gender differences in lower extremity mechanics during running, R Ferber et al. (Clinical Biomechanics, 2003)
- Sex differences in skeletal muscle fiber types: A meta-analysis, JL Nuzzo (Clin Anat, 2024)
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