DÉCRYPTAGE – La plus grande agence de surveillance et de cybersécurité au monde n’a plus de directeur depuis deux mois. Une situation inédite provoquée par la politique d’un président aveuglé par les luttes partisanes, à un moment où les ennemis des États-Unis redoublent d’efforts pour investir le champ de bataille numérique et électronique.
Le 3 avril dernier, Donald Trump prend subitement une décision incohérente qui affaiblit considérablement les États-Unis sur la scène internationale. Il démet de ses fonctions le général Timothy Haugh, directeur de l’Agence nationale de sécurité (NSA), ainsi qu’une douzaine d’autres membres du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche. Plus de deux mois plus tard, ledit directeur de la NSA, qui dirigeait également le pôle de cybersécurité, n’a toujours pas été remplacé. C’est la première fois dans l’histoire de la NSA que le poste reste vacant aussi longtemps – il est occupé par intérim par le second de Haugh. Ce surprenant renvoi n’a pas fait couler beaucoup d’encre – sans doute parce qu’il a été décidé au lendemain du fameux “Jour de la Libération” au cours duquel les droits de douane ont été annoncés, sidérant la planète tout entière et provoquant de multiples séismes sur l’économie mondiale.
Dans l’arsenal du pouvoir américain, cette agence de renseignement, fondée en 1952…
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