Top 14 : «On a la chance d’avoir un stade de folie», savourent les Bayonnais après leur qualification historique en demi-finale

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L’Aviron a disposé de l’ASM en barrage (20-3) et défiera le grand Stade Toulousain vendredi à Lyon en demi-finale.

À l’issue de la victoire décrochée vendredi contre Clermont (20-3) en barrage du Top 14, Camille Lopez, le demi d’ouverture de Bayonne – qui prendra sa retraite à l’issue de la saison – savourait ce succès historique malgré les conditions de jeu difficiles : «Je ne sais pas si on s’est mieux adapté que les Clermontois, c’est dommage de jouer un match de phases finales sous la flotte, on n’a pas de chance. Mais il est gagné et ça c’est tant mieux !»

Et son manager Grégory Patat de saluer la maîtrise de son équipe : «J’ai dit à la mi-temps (9-3) qu’on avait posé les fondations, il fallait faire les finitions. On a eu le territoire mais on n’a pas scoré. C’est un match maîtrisé, avec des conditions difficiles pour les deux équipes, on savait que le territoire et la “physicalité” allaient être importants, on a plutôt maîtrisé notre sujet.»

Il y a trois ans quand je suis arrivé ici, jamais je n’aurais pensé être là aujourd’hui et vivre ça

Camille Lopez

Pour son premier match de phase finale depuis 33 ans, l’Aviron a fait chavirer son stade Jean-Dauger. «Les émotions post-match ont été magnifiques, on va payer une petite amende avec l’envahissement du terrain», sourit le technicien gersois derrière cette saison exceptionnelle. «Je ne sais pas si on réalise mais c’est quelque chose d’incroyable. Il y a trois ans quand je suis arrivé ici, jamais je n’aurais pensé être là aujourd’hui et vivre ça, poursuit Camille Lopez. On a la chance d’avoir un grand public, un stade de folie.»

Seulement trois ans après son retour dans l’élite, le club basque «s’était donné le droit de jouer le barrage ici. On était quatrièmes depuis un petit moment, plus on avançait, plus on voulait la garder, raconte l’ancien ouvreur international. Alors, si on doit en jouer un, autant le jouer chez nous.» Et, encore mieux, le remporter avec maîtrise et autorité. «On a dominé toutes les collisions et on doit mieux faire sur la zone de marque», souligne Grégory Patat.

«Rentrer ici, chez moi, arriver à faire ça…»

Pour Arthur Iturria, le deuxième ligne et capitaine de l’Aviron, cette victoire et cette qualification ont forcément une saveur particulière, lui qui est natif de Bayonne. «J’ai vécu de très belles choses avec le club qu’on vient de battre, mais là, rentrer ici, chez moi, arriver à faire ça… On n’était pas prédestinés, cette année, à faire ce parcours, a-t-il confié à Canal +. On a un groupe très solidaire, il y a beaucoup d’émotions. J’ai du mal à décrire ce que je vis, mais je suis immensément fier d’être le capitaine de cette équipe.»

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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