Roland-Garros : «Je pensais aussi à ma propre fin de carrière lors du discours de Rafa», lâche Djokovic

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Avant son entrée en lice contre Mackenzie McDonald mardi sur le Philippe-Chatrier, l’ancien numéro un mondial est revenu sur la cérémonie en l’honneur du Majorquin.

Annoncé dimanche en conférence de presse, à plusieurs heures différentes, Novak Djokovic s’est fait attendre. Il s’est finalement présenté ce lundi aux médias à 17h35. L’ancien numéro un mondial a notamment évoqué sa séparation avec Andy Murray qu’il a croisé dimanche. Très décontracté, le Serbe est revenu également avec humour sur la fin de collaboration avec le Britannique, son 100e titre à Genève et l’hommage à Nadal.

L’hommage à Nadal

«Une partie de moi est fière d’être encore là à continuer mais en même temps, je suis un peu triste qu’ils soient partis. Ces gars-là étaient l’une de mes plus grandes motivations pour jouer si intensément pendant si longtemps. Je suis revenu dimanche avec beaucoup de souvenirs des Jeux olympiques, des souvenirs de vestiaire. Mais j’étais surtout là pour Rafael Nadal. Retrouver le court avec Roger Federer, Andy Murray pour cet hommage, c’était vraiment important. On est très heureux pour lui. Il le mérite. L’an dernier, à Roland-Garros, je pensais qu’il n’avait pas encore eu l’hommage qu’il méritait. C’est désormais le cas.»

Sa fin de carrière

«J’aimerais un jour avoir ce genre de moment où je peux dire au revoir au monde du tennis. Je répète que Rafa a mérité l’hommage d’hier. On veut tous être célébré ainsi. Je souhaite avoir ce genre d’au revoir de la part du tennis. Je ne pense pas encore à une date exacte si c’est cela que vous vouliez évoquer (rires).»

Ce qu’il a dit aux autres membres du Big 4

«On parlait des rivalités, de nos trajectoires. Je suis fier d’être encore là mais en même temps je suis triste qu’ils soient tous partis. Ils sont la raison de mon parcours. En tout cas, c’était très émouvant de le voir s’exprimer ainsi devant sa famille. Le voir s’exprimer avec son cœur, comme ça, c’est impossible de ne pas être touché. Bravo à Roland-Garros d’avoir organisé ça.»

Le 100e titre à Genève

«Gagner 100 titres, c’est un chiffre dingue. Ça augmente ma confiance avant Roland-Garros. C’est pour ça que je suis allé à Genève. Pour gagner des matches et retrouver de la confiance. Il se trouve que j’ai de la famille là-bas aussi. »

Sa confiance avant son entrée en lice

«C’est très simple, j’avais besoin de gagner des matches, particulièrement sur terre battue. Ce n’est pas forcément naturel pour moi de bien jouer dès les premiers tournois sur cette surface. Je suis le genre de joueur qui a besoin de quelques matches avant les Grands Chelems. Je me sens différent par rapport à il y a deux ou trois semaines. Je jouais bien même avant le tournoi de Madrid. Mais si vous perdez un ou deux matches consécutivement, vous commencez à peut-être douter de votre jeu et vous ne voulez pas être dans cet état d’esprit en entrant dans un Grand Chelem.»

La séparation avec Andy Murray

« Il m’a dit hier que maintenant que j’avais un vrai coach (Djokovic a récemment engagé Dusan Vemic), je gagne de nouveau (rires). Je ne sais pas. Je ne l’ai pas pris comme une blague (rires). Je veux dire, oui, bien sûr, il plaisantait, mais, vous savez, je crois que j’en ai assez dit, mais je vais le répéter : Andy est une personne extraordinaire. Tout d’abord, quelqu’un avec qui j’ai passé la plus grande partie de ma carrière avec lui, depuis mon plus jeune âge sur le circuit, en voyageant, en jouant contre lui, en l’affrontant dès le 12 ans et jusqu’aux derniers jours de sa carrière. Le fait qu’il rejoigne mon équipe et que nous donnions un coup de pouce à cette relation joueur/entraîneur était vraiment une bonne chose. Je me suis beaucoup amusé, même si nous n’avons pas eu le succès que nous voulions tous les deux que nous voulions ou que les gens attendaient de nous. Mais j’ai appris des choses sur le terrain avec lui, j’ai apprécié mes conversations. Je pense toujours qu’il est l’un des hommes les plus brillants au niveau du QI du tennis. Quel que soit le prochain joueur avec lequel il décidera de travailler, ce sera un joueur de haut niveau..»

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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