À l’issue de la piteuse défaite (1-2) et l’élimination du Real Madrid face à Arsenal mercredi soir en quart de finale retour de Ligue des champions au Santiago Bernabéu, découvrez ce qui a plu… et déplu à notre rédaction.
TOPS
Bukayo Saka s’est (bien) rattrapé
Alors que l’ailier droit des Gunners avait l’occasion en or de plier définitivement tout suspense dès le quart d’heure de jeu, sur penalty (13e), l’ailier droit a grossièrement raté sa panenka offrant un tir ridiculement facile à intercepter pour Thibaut Courtois. Une immense occasion gâchée qui aurait pu coûter cher aux Londoniens. Sans conséquence, au final. L’attaquant de 23 ans s’est même rattrapé peu après l’heure de jeu, parfaitement trouvé dans l’intervalle par Mikel Merino, l’Anglais est allé tromper froidement le gardien belge pour enfoncer encore un peu plus les Madrilènes. Au-delà de ça, Saka a été très remuant et a énormément proposé offensivement. L’arme principale des Gunners.
William Saliba imperméable…
Le défenseur central de l’équipe de France, longtemps robuste, âpre et intraitable dans cette rencontre – notamment face à Kylian Mbappé -, à l’image de sa défense, s’est liquéfié quelques minutes après le premier but de son équipe…
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FLOPS
… puis coupable
En réalisant une infâme erreur défensive. L’ancien de l’Olympique de Marseille a tout simplement offert l’égalisation madrilène sur un plateau d’argent à Vinicius, qui n’a eu juste qu’a propulsé, en force, le ballon dans les filets de David Raya. Une bourde sans conséquence grave pour le Londonien – pas coutumier du fait – qui ne devra pas réitérer face au PSG en demi-finale.
La fin du «miracle éternel» pour le Real, logiquement et piteusement éliminé
Mercredi soir sur la pelouse du Santiago Bernabéu qui attendait une nouvelle ivresse de bonheur, la magie madrilène, qui a souvent paru éternelle, s’est envolée. Évaporée. Celle qui a sauvé, miraculé les Merengues de nombreuses fois ces trois dernières saisons, souvent de manière surréaliste – en championnat, en coupes ou en C1 – n’a pas fait effet dans ce quart de finale retour face aux Gunners. Comme au match aller, les partenaires de Kylian Mbappé ont été mis devant le fait accompli, en face de leurs lacunes et de leurs défaillances du moment.
Exceptionnels par intermittence et laborieux globalement cette saison, les hommes de Carlo Ancelotti, logiquement évincés de la compétition, ne pouvaient tout simplement pas gravir cette nouvelle montagne face à eux, bien trop haute et robuste. Un retour sur terre violent pour le Roi du continent qui abandonne donc sa couronne, symptomatique d’une saison où les Madrilènes, sûrement déséquilibrés et aliénés par l’arrivée de Kylian Mbappé l’été dernier – qui relève plus d’un caprice et d’un fantasme réalisé par le président des Merengues Florentino Perez qu’un véritable souhait de Carlo Ancelotti – n’ont encore jamais (pour l’instant) trouver leurs repères et la bonne formule, se reposant sur des individualités comme celles de Vinicius Jr, du capitaine de l’équipe de France, Rodrygo ou encore Jude Bellingham.
Le Real, champion en titre et vainqueur de deux des quatre dernières éditions de la Ligue des champions, a été brutalement rattrapé par la réalité. Une Maison Blanche beaucoup moins féerique et brillante cette année, agrippée par la fatalité du terrain. En empilant les stars avec la venue de Mbappé , le Casa Blanca a des airs (légers) de l’ancien PSG de Lionel Messi, Neymar, Marco Verratti etc. Alors que les joueurs de la Casa Blanca paraissaient intouchables il y a encore quelques mois, la vérité du jeu a giflé les Merengues, disgraciés, qui laissent tristement tomber leur couronne et risquent de tout perdre cette saison.
Mbappé, cause du déclin madrilène
Arrivé l’été dernier dans la capitale espagnole, le capitaine des Bleus – si l’on doit en tirer les leçons et faire le bilan de la saison des Merengues à l’instant T – à l’air d’avoir (malheureusement) plus déséquilibré et embourbé cette équipe madrilène que de l’avoir davantage amélioré. Auteur d’une première partie de saison médiocre et dans une forme bien plus séduisante depuis le début de l’année (cumulant 33 buts), le numéro 9 cristallise (injustement ?) cet état à deux visages des Merengues. C’est dernier, injouables la saison dernière, titrés sur la scène nationale et continentale, beaucoup moins fringants lors de cet exercice 2024/25 vont sûrement tout perdre.
Dauphins en championnat du Barça – qui a déjà écrasé à deux reprises le Real cette saison -, qu’ils rencontreront en finale de la Coupe du Roi le 26 avril et désormais éjectés de la C1, les hommes de Carlo Ancelotti n’ont plus que 90 minutes (ou plus) pour éviter une saison blanche, qui ferait tache lorsque l’on est le Real Madrid et qu’on affiche un effectif aussi impressionnant. Une contre-performance qui coïnciderait avec la venue de Kylian Mbappé. Ce dernier endossera, sûrement, dans un club de l’exigence du Real, le costume de principal coupable. Mérité ou simple karma (?).
Pas de retrouvailles avec le PSG
Auteur d’une prestation sans impact sur le résultat final et sorti touché à la cheville (75e), l’attaquant de l’équipe de France n’aura pas marqué le moindre but dans cette phase finale de Ligue des champions. Face aux Gunners, deux rencontres sans envolées, donc, pour le numéro 9 du Real qui affichait une forme bien meilleure en ce début d’année 2025. L’ancienne star du PSG, symptomatique de cette saison madrilène laborieuse et ratée, manque l’occasion de retrouver son ancien club dans le dernier carré. Une «explication» entre le natif de Bondy et Paris qui était attendue de tous et suscitait un grand engouement.
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