Manchester United-Lyon : Fernandes diabolique, Tolisso et Cherki héros maudits, l’OL du rêve au cataclysme… Les tops/flops d’un match endiablé

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TOPS/FLOPS – À l’issue de la victoire complètement dingue des Red Devils face à l’Olympique Lyonnais (5-4) jeudi soir en quart de finale retour de Ligue Europa, découvrez ce qui a plu… et déplu à notre rédaction.

TOPS 

Bruno Fernandes, artiste diabolique

Quelle prestation du capitaine de United. Le Portugais est celui qui a véritablement relancé son équipe – à ce moment-là en perdition – dans les prolongations, sur penalty (114e), alors que Lyon venait de prendre l’avantage. Symbolique de l’omniprésence et de l’omnipotence du meneur de jeu des Red Devils, toujours précis et extrêmement juste techniquement. Un joueur diaboliquement talentueux, d’une classe rare, guide des siens dans cette soirée irréelle (5-4).

Alejandro Garnacho infernal

Bruno Fernandes n’a pas été le seul offensif mancunien remuant face aux Lyonnais. L’ailier gauche de United n’a cessé de percuter, de dézoner, de harceler, d’attaquer la surface de réparation lyonnaise. Un jeune joueur dont le volume de jeu et l’endurance physique sont impressionnants. Un affamé. L’Argentin de 20 ans a notamment mis Jordan Veretout au supplice sur chacun de ses dribbles chaloupés. Un feu follet très difficile à contenir.

Les entrées d’Alexandre Lacazette et Malick Fofana

Le premier, entré en jeu à la place d’un Jordan Veretout à l’agonie (55e) s’est tout de suite montré décisif. Le «Général» est l’auteur de la déviation guidant le ballon sur le crâne de Corentin Tolisso pour le premier but lyonnais (71e) et était en embuscade afin de pousser le cuir au fond des filets mancuniens sur le second but (78e) des siens (finalement attribué à Nicolas Tagliafico).

De son côté, le jeune Malick Fofana, dans son registre préférentiel, a fait parler sa vivacité et son explosivité pour mettre en péril l’arrière-garde de Manchester. L’attaquant de 20 ans, à force de percussions, a récolté le penalty transformé par Lacazette pour le 2-4 (110e) en faveur des Gones, à seulement dix minutes de la fin des prolongations. Des sorties de banc percutantes.

Un match «dans la légende»

Quelle soirée mémorable. Ce que le football peut proposer de mieux. Un match au scénario affolant, digne des plus grands matches de l’histoire des Coupes d’Europe. Alors que les Red Devils menaient solidement à la pause (2-0), les Lyonnais sont revenus des enfers pour égaliser et pousser Manchester dans des prolongations qui paraissaient plus indécises que jamais. Les 30 dernières minutes étaient à s’en tirer les cheveux, avec un final en apothéose et l’ultime but pour les Mancuniens à la dernière seconde. Les supporters rhodaniens ont dû être dépités puis transcendés. Le public d’Old Trafford, consterné puis exalté. Le «Théâtre des rêves» n’a jamais aussi bien porté son nom, surtout pour ses locataires… Une partie qui restera dans les annales, que cela soit pour le courage et la vaillance des Gones que pour la résilience frénétique des Diables Rouges.

Corentin Tolisso et Rayan Cherki héros…

Le sentiment qui doit prédominer pour les deux Lyonnais doit être spécial. Ces derniers ont tout donné, fait leur possible pour propulser l’OL dans le dernier carré de la Ligue Europa. En vain. Corentin Tolisso, capitaine du soir, a sonné la révolte pour les Gones, d’un coup de tête rageur (71e), à vingt minutes de la fin du temps réglementaire. Symbolique de son excellente saison sous le maillot lyonnais. Par la suite, c’est son génial coéquipier qui a donné l’avantage aux Rhodaniens, à l’issue d’une terrible contre-attaque et d’une soudaine frappe du gauche (105e).

FLOPS 

… Maudits

Le meneur de jeu endossait alors le rôle de sauveur, tandis que Tolisso s’est mué en irréductible Lyonnais, avant de se faire malencontreusement exclure en toute fin de match (89e), condamnant les siens à évoluer en infériorité numérique jusqu’au coup de sifflet final. Les compères, alors absents de la seconde période des prolongations, ont été spectateurs de la chute cauchemardesque de leurs partenaires. Deux performances de grande qualité pour, au final, un cataclysme footballistique.

Jordan Veretout et Paul Akouokou catastrophiques, Georges Mikautadze invisible

Les seules notes noires de ce quart de finale retour merveilleux. Les milieux de terrain lyonnais, surprenants titulaires, ont tout simplement été désastreux. Le premier a été baladé, notamment par Garnacho, jusqu’à son remplacement (55e). L’ancien Marseillais s’est montré en retard, en difficulté, au supplice sur quasiment chacune des offensives mancuniennes. Un niveau de jeu affligeant pour un match de phase finale de Coupe d’Europe.

Que dire de son homologue ? À part que c’est aussi lamentable ? Pas grand-chose. L’Ivoirien a été englouti, ridiculisé dans l’entrejeu. Également remplacé peu avant l’heure de jeu (55e), il fallait arrêter la mascarade. Concernant le buteur géorgien de l’OL aligné au coup d’envoi, a-t-il joué ?

L’OL du rêve au cataclysme

Cette soirée dans le nord de l’Angleterre risque de laisser de sérieuses traces aux joueurs rhodaniens. Tout près d’un exploit majuscule à Old Trafford, les hommes de Paulo Fonseca sont passés du rêve… au cauchemar. Aux commandes du match en prolongations, après avoir été menés 2-0, les Gones se sont totalement écroulés en encaissant une déflagration de trois buts dans les dernières minutes. Un cataclysme pour l’OL, qui avait démontré toute sa résilience et son courage pour faire vaciller les Red Devils. En vain.

Lyon encaisse sûrement, paradoxalement, le plus «gros» naufrage européen de son histoire, balayé et réduit en miettes dans les ultimes instants de la rencontre, par un faible Manchester United. Au coup de sifflet final, les Lyonnais, sonnés et KO debout, devront vite se remobiliser pour se rendre à Saint-Étienne dimanche, pour un derby qui s’annonce bouillant. L’Olympique Lyonnais a encore des choses à aller chercher, notamment une qualification directe en Ligue des champions, et cette débâcle sans nom à Manchester a peut-être eu raison de la fin de saison rhodanienne.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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