Un temps menés 0-2, les Parisiens l’ont finalement emporté face aux Skyblues et grimpent dans le Top 24 avant la dernière journée de C1.
Des larmes au rire. Sous une pluie battante, le PSG a fait passer ses afficionados par toutes les émotions mercredi, au Parc des Princes. Menés 0-2 en trois minutes au retour des vestiaires, les joueurs de Luis Enrique ont disposé de Manchester City (4-2). À la folie. Un succès mérité, un succès de classe. Et qui permet à Paris de s’inviter dans le Top 24 au classement, c’est-à-dire dans les places qualificatives pour les barrages. Le club de la capitale aura son destin entre ses pieds mercredi prochain, à Stuttgart, lors de la huitième et dernière journée. City glisse à la 25e position.
Paris a le ballon, mais…
Les Rouge et Bleu attaquaient ce match par le bon bout, s’accaparant même le ballon 64% du temps en première période. Du contrôle, peu d’occasions. Petite frappe en angle fermé de Doué (5e), une autre plus puissante signée Hakimi (17e). City dominé… mais dangereux en contre, avec Donnarumma bien placé sur un missile de De Bruyne (13e) et tout heureux de voir Haaland pas appuyer sa tête (21e). Manquant de projection et de percussion, le PSG continuait de dominer au petit trot. À l’inverse de Doué, qui mettait 1000 ans à se décider à l’angle de la surface, Vitinha, lui, frappait sans se poser de question (24e). Corner, sur lequel Ruiz voyait sa frappe contrée sur la ligne (25e). Toujours cette domination, toujours stérile. Mendes remportait un duel bouillant devant Haaland (29e) et Donnarumma contrariait les plans de Savinho (40e). Et la délivrance, Mendes en retrait, remise de Barcola et Hakimi en finisseur (45e). Oui, mais Mendes était hors-jeu. Fausse joie… Illusion d’une domination pour rien (0-0 MT).
Trois minutes en enfer
Les plus attentifs avaient vu Dembélé, victime d’une grosse grippe la semaine passée, s’échauffer dans les dernières minutes. Il était lancé dès la reprise. L’espoir. L’homme en forme, c’est lui. Sauf que c’est un autre entrant à la pause qui allait s’illustrer, Grealish, en fossoyeur après un coup de billard (0-1, 50e). Coup de froid. Et coup de bambou. Neves offrait, bien malgré lui, en contrant un centre, un caviar à Haaland (0-2, 53e). L’efficacité, c’est dans les deux sens… Paris douché en trois minutes. Les beaux efforts de la première période, envolés sur deux coups de patte.
La lueur Dembélé, «Bambi» mange du lion, Neves récompensé
Et l’espoir. Une lueur symbolisée par «Dembouz», idéalement trouvé par Bambi Barcola, enfin incisif sur une montée à gauche (1-2, 56e). Bambi qui avait les crocs. Une faim de loup, d’un coup. Le langage corporel avait changé. Et la réussite, celle qui l’a fui pendant de longues semaines, jusqu’à Espaly et Lens. Doué pour un bonbon depuis l’angle de la surface, pleine barre. Qui pour reprendre, et glisser le ballon au fond ? Barcola (2-2, 60e). Paris passait la seconde. Cette fois, les joueurs de Luis Enrique étaient mordants. Cette fois, ils faisaient mal. Et City pliait (65e, 66e). Entre-temps, Luis Enrique avait envoyé Zaïre-Emery et Ramos en jeu (61e). Dembélé, lui, avait l’air en forme : passements de jambes, petit pont sur Bernardo Silva, accélération… et «minasse» des familles… sur la barre (70e). Paris avait les clés du camion face à ce City souffreteux, acculé. Mais pas la clé des champs. Pas encore. Coup franc de Vitinha de la droite vers la gauche, le ballon qui file au deuxième poteau pour Neves, au fond (3-2, 79e). Renversant.
Il ne restait plus qu’à terminer le travail. Dembélé pensait tuer le suspense… avant que l’arbitre refuse son but pour cause de hors-jeu (81e). Il remettait ça avec une frappe vicieuse au premier poteau, Ederson vigilant (83e). Petit frisson quand même dans les tribunes du Parc, avec Gundogan de loin (85e). Les frissons, ce sont les Citizens qui les ressentaient, avec Ederson qui s’interposait devant Ramos (90e). Le Parc en liesse, attendant la délivrance, les trois coups de sifflet. Pas besoin. Au duel avec Hakimi, Gvardiol remettait Ramos en jeu, il fusillait Ederson (4-2, 90+3). La Var a mis de longues minutes à valider. Impressionnant PSG, qui aura les cartes en mains à Stuttgart (4-2 score final).
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