Le procureur de la République de Bastia a classé sans suite, mercredi 2 avril, l’enquête ouverte après la mort de Nicolas Haddad, rugbyman de 14 ans, a appris Le Monde. Le jeune espoir a succombé, le 18 mars, à l’hôpital de Bastia, à une grave blessure à la tête causée par un choc sur un plaquage lors d’un match de championnat amateur (Régional 2 Cadets U16).
Trois jours plus tôt, son équipe du Rassemblement Provence verte affrontait les locaux du Rassemblement Cismonte, sur la pelouse du stade de Volpajo dans la préfecture de Haute-Corse. S’élançant pour plaquer un adversaire en première période, Nicolas Haddad a heurté très violemment de la tête le genou de son vis-à-vis. Il est tombé au sol, a commencé à convulser et s’était ensuite retrouvé en arrêt cardio-respiratoire sur le terrain.
L’adolescent pratiquait le rugby à XV depuis l’âge de 6 ans, dans son club de Saint-Maximin (Var), comme son père, en loisir, et ses deux petits frères, également licenciés. Ailier, il jouait également arrière et avait intégré le prestigieux club du RC Toulon, sous les couleurs duquel il disputait le championnat d’élite des jeunes Gaudermen (U15).
« Absence de geste volontairement dangereux »
Conformément à la procédure habituelle en pareilles circonstances, le parquet de Bastia avait ouvert une enquête pour déterminer les causes de la mort du jeune rugbyman. Celle-ci a été confiée à la direction interdépartementale de la police nationale de Haute-Corse.
« Les examens médicaux pratiqués dans le cadre de l’enquête ainsi que les auditions de témoins réalisées par les enquêteurs permettent de conclure à l’absence de geste volontairement dangereux en direction de la victime et à une cause accidentelle de son décès », explique le procureur de la République de Bastia, au Monde. « A l’issue des investigations, la procédure a été classée sans suite, à défaut d’infraction pénale. »
La famille de Nicolas Haddad avait immédiatement réagi après le drame, en affirmant dans Var-Matin que « personne [n’était] responsable de ce qui est arrivé » et estimant que la meilleure façon de faire vivre la mémoire du jeune homme était de continuer à jouer. Des minutes de silence ou d’applaudissements avaient été observées sur les terrains de rugby le week-end qui avait suivi sa mort.
Source du contenu: www.lemonde.fr
