La Flèche wallonne et son terrible mur de Huy, Julian Alaphilippe ne les maîtrise que trop bien pour savoir que l’arrivée de cette course, mercredi 23 avril, ne sera pas une partie de plaisir. Absent des deux dernières éditions de l’épreuve belge, qu’il a déjà remportée à trois reprises (2018, 2019 et 2021), le Français de 32 ans va retrouver son jardin, cette classique qui se déroule à quelques jours de Liège-Bastogne-Liège et qui a véritablement lancé sa carrière.
Le puncheur de l’équipe cycliste Tudor va donc revoir le mur de Huy, que les coureurs franchiront trois fois, et se briser les jambes sur ses pentes à 9,6 % de moyenne (sur 1,3 kilomètre) – avec des passages à 20 %. « Gagner au sommet du mur de Huy, c’est beau, c’est dur, c’est horrible et en même temps, c’est gratifiant, détaillait Julian Alaphilippe en conférence de presse, vendredi 18 avril. D’un côté, j’aime cette course et de l’autre, je n’ai pas hâte d’arriver dans le mur de Huy. »
C’est pourtant là, sur ces routes belges, que le jeune Alaphilippe a écrit les premières grandes lignes de son CV, avec une première victoire en World Tour en 2018, devant le maître incontesté des lieux, l’Espagnol Alejandro Valverde. Il avait bissé l’année suivante, dans ce paradis des puncheurs qui convient si bien à ses qualités. En 2021, c’est encore sur la Flèche wallonne qu’il avait remporté sa première course revêtu de son nouveau maillot arc-en-ciel de champion du monde, après avoir rattrapé, avalé puis recraché le Slovène Primoz Roglic dans le mur de Huy.
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