DÉCRYPTAGE – Enjeux, ambiance chez les Bleus, choix de Deschamps… Tout ce qu’il faut savoir avant le quart de finale retour de Ligue des nations entre la France et la Croatie.
Quel est l’enjeu du match ?
Très simple : une qualification au Final Four de la Ligue des nations. Après le match calamiteux réalisé jeudi soir à Split (2-0), l’équipe de France n’a plus d’autres choix que d’inverser la tendance dans son jardin de Saint-Denis. La donne est claire. Marquer trois buts de plus que les Croates, ou à défaut s’imposer par deux buts d’écart pour décrocher la prolongation, sachant que les buts ne comptent pas double à l’extérieur dans cette compétition. Reste à savoir si les Bleus en seront capables, dans un calendrier dominé par la Ligue des champions et les championnats nationaux.
Dans une équipe de France qui ne comporte plus que trois champions du monde 2018 (Mbappé, Dembélé, Pavard) et en totale reconstruction, une élimination serait un immense échec dans un rendez-vous charnière. En retournant la situation, ces Bleus montreraient leur force de caractère, tandis qu’une contre-performance, marquerait un vrai coup d’arrêt pour la nouvelle génération. Et son flot de critiques, d’interrogations et de tumultes.
Les Bleus prennent-ils ce match avec sérieux ?
C’est en tout cas le discours officiel. Reste à voir les faits. Et surtout les actes. Aurélien Tchouaméni a évoqué le fait de «mettre de la folie» à une rencontre qui ne demande que cela. Didier Deschamps exhorte ses joueurs à embarquer les 80.000 spectateurs du Stade de France dimanche soir. La communication attendue et logique après avoir été balayé dans de larges proportions jeudi soir, à Split. Les Bleus ne peuvent pas dire autre chose, maintenant, ces paroles doivent forcément se voir sur le terrain. Le groupe France s’est parlé entre les deux rencontres, que ce soit avec le staff ou les joueurs entre eux. Face à leurs familles et proches, l’idée sera de montrer du caractère, de l’orgueil et une forme d’honneur. Le minimum syndical quand on joue en équipe de France. Et surtout ne pas être une nouvelle fois ridicule. Une élimination dimanche soir, face à la 13e nation Fifa, serait un immense échec.
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Quelle équipe Didier Deschamps va-t-il aligner ?
Des changements étaient attendus après la soirée catastrophique de Split et ils seront opérés par le sélectionneur français. Cinq rotations devraient être effectuées. Hernandez remplacera Digne sur le côté gauche de la défense, avec une charnière Upamecano-Saliba et Koundé à droite, devant Maignan. Au milieu de terrain, le trio Koné-Tchouaméni-Camavinga, exit Guendouzi et Rabiot, gêné au mollet. Devant, Olise-Dembélé-Mbappé tiennent la corde pour animer l’attaque de l’équipe de France.
Pourquoi ce match rappelle-t-il l’affrontement contre l’Ukraine en 2013 ?
De mémoire de suiveurs de la sélection, Olivier Giroud et Mamadou Sakho ont beaucoup plus réussi à embarquer tout le monde en conférence de presse et planter le décor en 2013 avant le match retour de barrages contre l’Ukraine après la défaite au match aller (2-0), qu’Aurélien Tchouaméni samedi après-midi au Stade de France. À la décharge du milieu des Bleus, le contexte est différent, voire à des années-lumière entre une qualification à la Coupe du monde et un Final Four de la Ligue des nations. Seul rescapé de ce match fondateur du mandat «DD», qui a conditionné sa survie à son poste, Didier Deschamps sait les ingrédients qu’il faut mettre pour emballer la rencontre et enflammer le Stade de France. En 2013, il avait effectué cinq changements entre les deux matches, pour une réussite optimale. Idem dimanche soir ? Le public français ne demande que cela.
Pourquoi Olivier Giroud est-il célébré dimanche soir ?
Champion du monde 2018 et meilleur buteur de l’histoire de la sélection, Olivier Giroud est arrivé samedi à Paris en provenance de Los Angeles pour recevoir un hommage du Stade de France juste avant le coup d’envoi de France-Croatie. L’actuel attaquant du Los Angeles FC, qui a pris sa retraite internationale à la suite de l’Euro 2024 terminé en demi-finale contre l’Espagne, sera fêté par les 80.000 spectateurs présents à Saint-Denis.
Un souhait de la FFF et du président Diallo, de saluer l’immense carrière de l’ancien buteur de Tours, Montpellier, ou encore Arsenal, Chelsea et l’AC Milan. Il aurait pu le faire avec Antoine Griezmann, qui s’est mis en retrait des Bleus en septembre, mais ce dernier n’était pas disponible. Dixit la version officielle. Comme une odeur de nostalgie et de Mondial 2018 s’imprégnera du Stade de France avant le début de ce quart de finale retour. Aux Bleus version 2025 d’en profiter.
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