À la sortie de la réunion avec les principaux acteurs du football français, ce lundi, la Ministre des Sports Marie Barsacq s’est dite «optimiste», se réjouissant «d’une vraie prise de conscience des différents enjeux».
Le football professionnel français doit sortir de sa «dépendance» aux droits TV et aux transferts et «repenser» son modèle économique, a déclaré la ministre des Sports Marie Barsacq lundi à sa sortie d’une réunion de crise organisée par la Fédération française de football (FFF). «Il y a des fragilités économiques sur lesquelles il faut véritablement travailler», a-t-elle dit devant le siège de la FFF, à Paris, où se poursuivait la réunion avec les décideurs du foot organisée par le président de la fédération, Philippe Diallo.
«Je sors de cette réunion, j’ai trouvé un climat de travail avec une vraie prise de conscience des différents enjeux», a poursuivi la ministre. «Maintenant je vais laisser les présidents de clubs discuter entre eux pour commencer à dresser les solutions et dresser la voie de cette refondation du football professionnel. Je suis plutôt optimiste.» «On a besoin d’avoir un football professionnel en bonne santé», a-t-elle insisté. Et d’ajouter : «Il est important qu’on ait un football en bonne santé, parce qu’on a des fans de football et que le football est aussi le troisième lieu éducatif de nos enfants. C’est vraiment un lieu où on apprend à vivre ensemble.»
S’attaquer au piratage et aux «auteurs de délits» dans les stades
Quant aux «enjeux qui sont de (sa) responsabilité», elle a annoncé qu’elle allait s’attaquer au «piratage, qui fragilise les diffuseurs». Avec les sénateurs Michel Savin et Laurent Lafon, qui ont dirigé une mission d’information sur la financiarisation du foot, a-t-elle dit, «nous travaillons pour une proposition de loi qui vienne outiller l’ARCOM (l’autorité de régulation des médias, NDLR) et les clubs pour pouvoir faire du contrôle et interdire le piratage au maximum». La ministre a aussi évoqué un «deuxième enjeu, le supportérisme», prévoyant de travailler avec les ministres de l’Intérieur et de la Justice «pour pouvoir agir le plus rapidement possible dès qu’on a identifié des auteurs de délits» dans les stades. «On a besoin d’avoir des stades de football qui soient respectueux de tout un chacun, donc la lutte contre l’homophobie et le racisme sont des enjeux importants», a-t-elle poursuivi.
Elle a ajouté que sa présence à cette réunion ne signifiait «pas du tout une mise sous tutelle» de la Ligue du football professionnel (LFP) par son ministère, pas plus que par la fédération, a-t-elle précisé. «Ce n’est pas du tout ce que je souhaite faire. Je suis aux côtés des acteurs du football pour que le football soit beaucoup plus fort qu’il ne l’est aujourd’hui», a-t-elle conclu.
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