ENTRETIEN – La présidente de l’Assemblée nationale assume sa fermeté vis-à-vis des députés répréhensibles, notamment issus des rangs Insoumis. Favorable à l’organisation de référendums, elle plaide pour en élargir le champ aux questions sociétales, comme la fin de vie ou l’immigration.
Yaël Braun-Pivet est présidente de l’Assemblée nationale.
LE FIGARO. – L’Assemblée nationale a décidé, sur proposition unanime du bureau, de censurer et d’exclure pour une durée de quinze jours les députés Andy Kerbrat (LFI) et Christine Engrand (RN) du Palais Bourbon. Êtes-vous satisfaite ?
Yaël BRAUN-PIVET. – Oui, il y a eu une unanimité du bureau, puis de l’Assemblée pour constater que ces situations étaient extrêmement choquantes et que l’on ne pouvait pas laisser passer ça. Ce type de comportements jette le discrédit sur l’institution et les élus que nous sommes alors que nous avons ces dernières années énormément avancé sur la déontologie et les règles concernant l’utilisation des frais de mandat. L’Assemblée nationale se grandit en sanctionnant, de la manière la plus lourde, ces deux députés, qui sont des cas isolés.
Cette peine est-elle suffisante au vu des faits dont ils sont coupables, à savoir une utilisation illicite des frais de mandat ?
L’Assemblée ne peut proposer…
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