Le premier ministre leur avait assuré qu’ils discuteraient librement… Finalement, Bayrou ne veut pas que les partenaires sociaux reviennent sur l’âge de départ à la retraite. Les syndicats crient à la «trahison».
Le retour de flamme ne s’est pas fait attendre. Surprises par les déclarations de François Bayrou qui, ce dimanche matin, a fermé la porte à un retour de l’âge de départ à 62 ou 63 ans, compte tenu des contraintes budgétaires liées au nouveau contexte international, les organisations syndicales n’ont pas tardé à réagir avec véhémences. La CGT a immédiatement jugé ces propos « scandaleux ». « Le décalage à 64 ans reste une mauvaise mesure, on ne peut pas dire “On ne discute pas” », s’agace François Hommeril, de la CFE-CGC. Même le réformiste Yvan Ricordeau, de la CFDT, a qualifié les propos du premier ministre d’« incompréhensibles ». « J’ai été surpris, je ne comprends pas », confie pour sa part Cyril Chabanier, à la tête de la CFTC.
Une fois la sidération passée, chacun cherche à comprendre. « Il a dit ça de façon spontanée. Ce n’était pas prémédité », veut croire le numéro un de la centrale chrétienne. « C’est la question. Est-ce que c’est prémédité pour nous pousser…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
