ENTRETIEN – Alors que l’Assemblée nationale débat mardi du traité entre l’UE et les pays latino-américains, la députée-agricultrice veut «empêcher» son adoption.
Opposée au traité avec le Mercosur, Sandrine Le Feur, agricultrice et présidente (Renaissance) de la commission développement durable de l’Assemblée nationale, estime que « l’agriculture ne doit pas être jetée en pâture ». Afin de ne pas «contourner» les Parlements nationaux, elle considère que «le président et le gouvernement doivent dire plus clairement qu’ils refusent de scinder l’accord».
LE FIGARO. – À quoi sert le débat organisé mardi à l’Assemblée nationale sur le Mercosur, alors qu’il sera suivi d’un vote non contraignant ?
SANDRINE LE FEUR. – On peut en effet s’interroger sur l’intérêt d’un tel débat : il y a une unanimité dans la classe politique contre cet accord. Mais toute initiative est bonne à prendre pour continuer de mettre la pression. La France, avec le président et le gouvernement, doit trouver des alliés en Europe pour créer une minorité de blocage. Il faut empêcher toute conclusion de ce texte d’ici à la fin de l’année, comme l’envisage…
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