Comme d’autres figures de la vie publique, Marine Le Pen fait les frais d’une volonté affichée de la justice de réprimer toutes les formes de délinquance.
Assise au premier rang des prévenus, Marine Le Pen blêmit. Comme frappée de stupeur, elle vient d’entendre le ministère public demander à son encontre cinq ans de prison dont trois avec sursis – le reliquat de deux ans étant aménageable en surveillance électronique -, 300.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. C’était le 13 novembre 2024. Si, ce lundi, le tribunal correctionnel de Paris suit ces réquisitions à la lettre, les perspectives pour la carrière politique de la candidate deviennent fort sombres, même si elle peut faire appel, car l’impossibilité à se présenter à quelque élection que ce soit serait applicable immédiatement.
Mais les magistrats n’y sont pas tenus. Par ailleurs, tandis que la glose sur un jugement encore inconnu va bon train, il convient de revenir sur le fond du dossier avant de s’interroger sur la nature de la peine. De quoi s’agit-il ? De savoir si vingt-cinq membres du Front national (FN, devenu Rassemblement national) ont…
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