REPORTAGE – Malgré la montée en puissance d’un courant isolationniste au sein du Parti républicain, l’attachement à la relation transatlantique et la méfiance envers Vladimir Poutine y demeurent largement répandus.
Le drapeau ukrainien flotte, isolé, devant un pavillon à la sortie de Butler. « On en voyait beaucoup plus au début de la guerre », soupire Susan, la propriétaire. Électrice démocrate, elle se sait minoritaire dans ce comté rural de l’ouest de la Pennsylvanie où 65 % des électeurs ont choisi Donald Trump. Pourtant, la septuagénaire assure qu’une partie de ses voisins partagent son refus de voir la Russie gagner la guerre. « La façon dont Trump a traité Zelensky dans le Bureau ovale et l’arrêt de l’aide militaire à son pays ont provoqué un malaise jusque chez ces républicains », observe-t-elle.
Son mari, un ancien combattant de la guerre du Vietnam, se dit « écœuré » par les concessions faites à Vladimir Poutine et inquiet pour l’avenir de la relation transatlantique. « Avec cette Administration, déplore Susan, nos vieilles certitudes sont remises en cause. »
Réalignement géopolitique
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump n’a de fait guère ménagé ses partenaires européens. Ses coups…
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