DÉCRYPTAGE – Alors que son ex-premier adjoint, Emmanuel Grégoire, a déjà annoncé sa candidature, la maire a adoubé le sénateur Rémi Féraud.
Anne Hidalgo a donc tranché : elle ne sera pas candidate pour un troisième mandat aux élections municipales de 2026 à Paris. Cette décision, qui signe la fin d’une ère déjà vieille d’un quart de siècle, a provoqué un petit coup de tonnerre dans la capitale. Car avant d’avoir été élue maire de Paris pour la première fois en 2014, Anne Hidalgo avait été la première adjointe d’un autre socialiste, Bertrand Delanoë, depuis 2001.
Vingt-cinq années pendant lesquelles elle aura cherché à imposer sa marque, souvent à marche forcée, avec une volonté : transformer la ville pour l’adapter au réchauffement climatique. Au fil du temps, ses adversaires ont surtout vu une dégradation de la capitale vitesse grand V, couplée à une dette toujours plus importante.
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Si sa décision a été prise depuis plusieurs mois, bien avant les Jeux olympiques, Anne Hidalgo entretenait le secret. Peu de ses proches étaient dans la confidence. Devant les journalistes qui l’interrogeaient, elle s’amusait à maintenir l’ambiguïté : « Maire de Paris est un mandat qui m’épanouit. » Dans les couloirs de l’hôtel de ville, chacun y allait de son petit pronostic. La maire a finalement levé le suspense dans un entretien au Monde mardi matin. « Je ne me présenterai pas à un troisième mandat. C’est une décision que j’ai prise depuis longtemps. Je me suis toujours inscrite dans l’idée que deux mandats étaient suffisants pour mener à bien de profonds changements 
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