RÉCIT – Le premier ministre a chuté mercredi sous l’effet d’une motion de censure votée par une majorité de députés issus de la gauche et du RN. Malgré les efforts déployés, il n’aura pas pu s’extirper des griffes cruelles des logiques partisanes.
Un goût d’inachevé. En prenant la route de l’Élysée pour remettre officiellement sa démission à Emmanuel Macron, ce jeudi matin, nul doute que Michel Barnier nourrira des regrets. Nul doute aussi qu’il évoquera, avec le président, le contenu de l’allocution que le chef de l’État a convoquée ce jeudi soir. Car l’un comme l’autre auraient eu « envie » que le chemin ouvert le 5 septembre, jour de l’arrivée de Michel Barnier à Matignon, se poursuive. Mais douze semaines et quatre jours plus tard, l’aventure gouvernementale s’est brutalement arrêtée mercredi pour le négociateur du Brexit, renversé par une motion de censure à l’Assemblée. Il a eu beau exprimer son émotion dans l’Hémicycle, il n’aura pas pu s’extirper des griffes cruelles des logiques partisanes. « Chacun est seul responsable de tous », a-t-il prévenu comme un ultime message, emprunté à Saint-Exupéry.
Parfois, les montagnes se révèlent infranchissables et l’Everest de cette gouvernance plongée…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
