DÉCRYPTAGE – Au départ peu favorable à une légalisation du suicide assisté, le chef de l’État a fini par s’y rallier, au point d’agiter un potentiel référendum en cas de blocage. Par opportunisme politique ou parce que sa conviction a évolué ?
Mardi 20 mai, Emmanuel Macron a reçu à déjeuner une poignée de députés MoDem. Parmi eux se trouvait Olivier Falorni, le rapporteur du projet de loi légalisant le suicide assisté. La conversation a longuement porté sur ce texte au parcours tortueux et auquel Emmanuel Macron a longtemps eu un rapport ambivalent. Devant ses convives, le chef de l’État a dit vouloir conserver « l’équilibre » de la version sur laquelle l’Assemblée nationale doit se prononcer ce mardi, et notamment les critères d’accès définis par l’article 4. Mais il a redit son soutien à la rupture induite par ce texte : la création d’un « droit à l’aide à mourir ».
Cela n’a pourtant jamais été une promesse de campagne gravée dans le marbre. Ni en 2017 ni en 2022, Emmanuel Macron n’a fermement inscrit l’aide à mourir dans son programme. Avant sa première élection, il donnait tout de même un petit signal en déclarant : « Moi, je souhaite choisir ma fin de vie . » Mais durant son premier mandat, il a mis…
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