Une bronca, des coups de sifflet et des huées dans les tribunes occupées par les supporteurs des Diables rouges : c’était face à l’Ukraine, en juin 2024, à l’issue d’une très piètre prestation de l’équipe nationale belge à l’Euro 2024 (0-0). Elle s’était qualifiée dans la douleur avant d’être éliminée par la France en huitièmes de finale.
Pour son baptême du feu, jeudi 20 mars, à Murcie (Espagne), Rudi Garcia aimerait visiblement ne pas revivre le scénario de Stuttgart. Les Belges et leur nouveau sélectionneur seront à encore une fois opposés aux Ukrainiens, avant de les retrouver, trois jours plus tard, à Genk, dans la province de Limbourg, pour le match retour. L’enjeu : éviter une chute en ligue B de la Ligue des nations, après trois défaites (face à la France, l’Italie et Israël) lors de cette compétition, à l’automne 2024.
A l’heure de présenter sa première sélection, vendredi 14 mars, Rudi Garcia est apparu sérieux, appliqué et consensuel. « Très enthousiaste et motivé », s’excusant pour sa prononciation de certains noms flamands, affirmant cultiver « la fibre patriotique » belge, le technicien français a séduit son auditoire. Il semblait, en tout cas, mesurer l’importance des deux matchs à venir. Pour un public désormais dubitatif, pour les dirigeants d’une fédération qui sort à peine d’une longue crise, et pour lui-même : le successeur de l’Italo-Allemand Domenico Tedesco, évincé en janvier pour insuffisance de résultats, n’aura pas le droit à l’erreur.
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