CONTRE-POINT – Après la rencontre de mardi à l’Élysée, il a fallu se rendre à l’évidence : le «socle commun» du nouveau premier ministre ne sera pas plus large que celui du premier ministre sortant. Encore faudrait-il qu’il ne soit pas plus étroit !
Un premier ministre, et après ? Le déroulement autant que le scénario du feuilleton devant conduire au remplacement de Michel Barnier ont montré que la crise politique provoquée par la dissolution du 9 juin et amplifiée par la censure du 4 décembre ne pouvait pas se régler par un simple changement de locataire à Matignon. Après avoir promis une nomination éclair, Emmanuel Macron s’en est une fois de plus remis à sa méthode favorite : une succession de rencontres bilatérales et une consultation multilatérale avec tous les acteurs partisans. L’idée, comme toujours, était d’élargir l’assise politique du futur gouvernement. Ce fut déjà la mission confiée à Élisabeth Borne, puis à Gabriel Attal. Avec le succès qu’on a vu.
Avec la brutale rétractation du bloc central, ce fut ensuite celle de Michel Barnier. LR a rejoint un « socle commun », mais ça n’a pas suffi pour tenir plus de trois mois. Comme à chaque fois, on s’est remis à rechercher…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
