À Idlib, vitrine du nouveau pouvoir syrien, «on vit proche du Coran»

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REPORTAGE – La ville est administrée par le groupe rebelle islamiste HTC depuis 2017. Elle offre un aperçu de son projet de société, qui pourrait être répliqué au niveau national.

Au North Café, situé à la bordure d’Idlib, deux femmes discutent à mi-voix autour d’un smoothie. De leurs visages, on ne distingue que des yeux rieurs. Comme de nombreuses habitantes de la ville située à l’extrême nord-ouest de la Syrie, elles portent le niqab. Dans ce café, une palissade coupe la terrasse en deux. À gauche, les hommes. À droite, l’espace réservé à la gent féminine. Ici, pas d’alcool, ni de cigarette pour les femmes. Chem, qui habite la ville depuis 2017 et est combattant indépendant rallié à HTC, désigne les clientes du café. « Un conseil, si tu peux t’habiller avec des vêtements amples pour que les gens ne te distinguent pas, c’est mieux pour ta sécurité. Par exemple comme les sœurs assises là-bas », lance le rebelle de 38 ans armé d’une kalachnikov.

Depuis 2017, l’enclave d’Idlib est sous la coupe de Hayat Tahrir al-Cham (HTC), groupe rebelle ayant mené l’offensive éclair qui a fait tomber le régime demi-centenaire de la famille el-Assad…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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