INFO LE FIGARO – Le président LR du Sénat, qui se dit méfiant à l’égard des «lois de pulsions», estime que l’on «peut se demander si nous ne sommes pas tombés dans une forme d’excès» en matière d’exigence d’exemplarité des politiques.
Gérard Larcher n’est pas insensible aux questions posées par la condamnation de Marine Le Pen. «Essayons de ne pas être uniquement dans la pulsion de la réaction politique, entre ceux qui la détestent et ceux qui l’aiment. Regardons au-delà car cette affaire ne concerne pas uniquement son cas personnel. Cette affaire nous rappelle la nécessité d’évaluer la loi», prévient d’emblée le président LR du Sénat, au surlendemain de la lourde peine prononcée contre la double-finaliste de la présidentielle, jugée coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front devenu Rassemblement national.
Le président de la Chambre Haute, qui veut observer la situation avec lucidité et vigilance, s’attache d’abord à rappeler la réalité législative. «Je ne mésestime pas les effets du jugement du tribunal correctionnel de Paris mais je ne suis pas “troublé”. Au fond, la justice a appliqué les lois votées par les parlementaires et qui s’imposent à tous. C’est donc l’État…
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