La Turquie, partenaire indispensable et encombrant pour l’Otan et l’Europe

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DÉCRYPTAGE – Erdogan entend profiter du contexte international pour réprimer ses opposants sans faire de bruit.

Recep Tayyip Erdogan ne pouvait espérer meilleur calendrier. Trois jours avant qu’Ankara ne s’apprête à faire arrêter le maire d’Istanbul pour « corruption », le président turc recevait, le 16 mars, un appel de son homologue américain lui annonçant qu’il était disposé à lui vendre des chasseurs F-35 de dernière génération. La conversation, qualifiée de « géniale » et « transformationnelle » par l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, a été ultérieurement rapportée lors d’une interview accordée à Fox TV.

En revanche, aucun commentaire ne fut fait sur l’incarcération d’Ekrem Imamoglu, ou sur la répression des manifestations et l’arrestation de quelque 2000 personnes en quinze jours. Au contraire, le Département d’État se contente d’affirmer qu’il « ne commente pas les processus décisionnels internes d’un autre pays ». Autrement dit, Erdogan a les mains libres pour n’en faire qu’à sa guise. D’autant plus volontiers que le président de la première puissance mondiale…

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