DÉCRYPTAGE – Au Palais du Luxembourg, le rapport de force politique n’est pas en faveur d’une aide active à mourir. Malgré cela, tout semble ouvert.
Une première haie, et non des moindres, a été franchie. Après l’adoption des deux propositions de loi sur la fin de vie, mardi, à l’Assemblée nationale, le parcours législatif des textes est toutefois encore loin d’être terminé. La prochaine étape : leur examen au Sénat. Aucune date précise n’a encore été fixée, mais le président du Palais du Luxembourg, Gérard Larcher, imagine des débats à l’automne, avant le budget. « Ça devrait commencer fin septembre, début octobre », croit savoir un habitué des lieux. À première vue, le Sénat, dont la majorité se situe largement à droite et au centre, devrait être plutôt réfractaire au texte sur le droit de l’aide active à mourir. Mais tout n’est pas aussi simple, croient savoir plusieurs spécialistes des rapports de force à la Chambre haute.
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