RÉCIT – Majorité sénatoriale divisée, prudence face à la tentation indépendantiste… Cernée par les urgences économiques et sociales, l’île de Beauté navigue entre scepticisme et divergences parlementaires.
L’avenir institutionnel de la Corse est loin d’être écrit. En héritant d’un processus de Beauvau aussi figé qu’incertain, François Rebsamen, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, marche sur des œufs, contraint d’avancer entre les aspirations autonomistes et les prudences de la droite.
Même au Sénat, où les partenaires de la majorité sénatoriale ont plutôt l’habitude d’aborder les questions épineuses dans un esprit consensuel, les divergences sur la Corse ont empêché l’adoption d’un rapport qui était pourtant le fruit d’une mission d’observation transpartisane de neuf mois. « C’est inédit », regrette un parlementaire dépité. Inédit en effet pour la commission des lois de la Chambre haute.
Sur l’île de Beauté, le sujet semble plongé dans le même brouillard d’incertitudes, aussi épais qu’une purée de châtaignes. « Soit on s’arc-boute, soit on trouve un compromis. » François-Xavier Ceccoli, député de droite de Haute-Corse résume ainsi l’état des échanges…
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