C’est quasiment une exception française : une femme ayant accouché dans l’anonymat peut voir le secret de son identité être conservé jusqu’après sa mort. Une situation qui empêche de nombreux nés sous X de se construire, et les contraint pour certains à réaliser des tests ADN à l’étranger afin de connaitre leur filiation. Face à cela, plusieurs initiatives législatives -dont un récent avis remis au gouvernement- appellent à permettre aux nés sous X d’avoir accès à leurs origines.
Qu’est-ce qui justifie le strict anonymat qui prévaut aujourd’hui ? L’enjeu est-il l’intérêt de l’enfant face à l’intérêt de la mère ? Pourquoi le sujet est-il si sensible en France ?
Pour en débattre :
– Géraldine Bannier, députée Les démocrates de la Mayenne, membre de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation, elle a déposé à l’Assemblée nationale une résolution sur le droit d’accès aux origines personnelles
– Sophie Maley-Regley, ethnopsychanaliste, co-thérapeute dans la consultation transculturelle, intervenante en consultation pour l’adoption internationale à la Maison des Adolescents de Cochin
– Liliane Lepetit, membre du Collectif des Nés sous X d’Ici et d’Ailleurs, née sous x – victime d’une adoption illicite, autrice du livre du livre Ma vie sans racines.
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